Mon univers

Définir mon univers a été et est encore un exercice difficile pour moi. Chaque fois que nous en parlons à l’académie, je finis roulée en boule à l’intérieur de ma tête, incapable de poser des mots sur l’auteure que je suis ( ou que je veux être) et sur ce dont je veux parler. Je sais que c’est principalement en lien avec des problèmes persistants autour de mon sentiment d’illégitimité.

Au bout de cette première année d’écriture, j’ai dégagé malgré tout quelques éléments récurrents. Il reste d’autres couches plus profondes, thématiquement parlant, elles feront leur apparition au fur et à mesure de mon chemin, car cela évoluera bien évidement tout au long de ma pratique.

La liberté est un sujet essentiel pour moi, dans toutes ces dimensions. La liberté intérieure, avec plus précisément la conquête de l’autonomie (d’actions, de pensées, d’être..), se trouve être l’aspect qui me questionne le plus et qui est au coeur de mes premières nouvelles. Cela me pousse aussi à m’interroger bien évidement sur les relations que l’on entretient avec l’autre, qu’il soit un groupe d’individus, une famille, des proches, un partenaire. Mais la question que je finis toujours par me poser c’est inévitablement la relation que l’on a avec soi-même.

Un élément revient régulièrement aussi dans mes récits, le reflet, le miroir, l’image que l’on a de soi. Avons-nous un regard juste et bienveillant sur nous-même? Un regard réellement aidant pour nous permettre d’évoluer correctement?

Il me semble être le fruit d’un mélange de toutes les croyances acquises au cours de ma vie, du fait des commentaires d’autrui et des projections que je me fais de moi-même, tous indistinctement bons et/ou mauvais. Et parfois, c’est un cocktail détonnant. L’ombre et la lumière que chacun porte en soi…